La visualisation – un outil extraordinaire

Le mental à tout épreuve est un mental que l’athlète acquiert et aguerrit au fil de sa pratique.

Sa force mentale mais surtout sa maîtrise lui permet

  • de dépasser ses peurs,
  • d’avoir une confiance sans faille en lui-même,
  • d’être déterminé et concentré
  • et enfin de trouver en soi des ressources insoupçonnées.

Le pouvoir du mental est étonnant et peut avoir des répercussions directes sur les dimensions physiques et techniques. L’athlète améliore de manière significative sa performance.

La visualisation est un outil extraordinaire d’amélioration de sa la performance

Tous les sportifs utilisent la visualisation, parfois sans véritablement le savoir ou sans le faire de manière spécifique.

C’est souvent dans le cadre de leur préparation à une compétition, une performance ou dans le but de visualiser une parfaite exécution d’un geste, d’une technique, mais également pour maitriser l’anxiété ou encore pour augmenter leur dégrée de confiance.

Le problème majeur réside dans le fait que certains sportifs ne connaissent pas nécessairement les fondements de cette pratique et si elle est « mal réalisée », les risques existent.

Il se peut qu’ils « subissent » l’apparition de certaines images mentales négatives.  Les athlètes s’exposent alors à des contre-performances éventuelles.

Il reste préférable de privilégier la visualisation positive et s’assurer que le contenu de la visualisation est en accord avec l’objectif fixé et que les pensées sont sous contrôle. Si la visualisation est contrôlée et bien effectuée, la visualisation est un outil particulièrement riche et efficace.

C’est quoi la visualisation ?

C’est une représentation mentale d’une situation, d’un mouvement, d’un geste. Il est indispensable, comme je l’ai déjà dit que la visualisation soit positive. Le mouvement imaginé doit être techniquement correct avec une proximité entre l’exécution réelle et la visualisation. .

Le travail consiste à imaginer spécifiquement le mouvement ou l’enchainement d’une ou plusieurs actions. (Un déplacement, un geste, une exécution).

Tout cela se produit sans bouger, en étant totalement en soi. La visualisation du mouvement se construit avec nos cinq sens. (Kinesthésique, visuel, auditif, olfactif, tactile).

Si le sportif se voit agir sous différents angles de vue, c’est une imagerie externe, il est observateur de son mouvement. L’imagerie interne, c’est une visualisation ou le sportif se voit à travers son propre regard. L’utilisation des deux modalités au cours d’une même séance est vivement conseillée.

Domaines d’application liés à la visualisation :

L’idée que l’on se fait de la préparation mentale et donc de la visualisation est très souvent réductrice. Elle ne sert pas seulement à travailler sur sa confiance en soi ou diminuer l’anxiété. Son utilité est beaucoup plus large comme dans les domaines suivants :

– tactique, technique, physique

– la gestion d’anxiété

– la gestion de motivation

– la gestion de confiance

– le perfectionnement des mouvements

– la récupération après d’un entrainement, d’une compétition

– la guérison d’une blessure ou la prévention des blessures

– l’analyse

– la routine de performance

– la relaxation

De nombreuses études ont démontré que visualiser correctement produit des effets physiques sur le cerveau, exactement comme si on exécutait réellement l’action. Le cerveau ne fait pas de différence entre une action imaginée et une action réelle. En répétant une action, en la visualisant précisément et rigoureusement, nous  entrainons le système nerveux avec une réelle efficacité.

La visualisation est un outil peu couteux. Il s’avère un élément bénéfique et essentiel dans la préparation mentale du sportif. Envisager son utilisation quotidienne avant, pendant, et même après une compétition a une influence non négligeable sur la performance.

Quelques règles pratiques pour réaliser une visualisation de qualité 

  • la visualisation doit être individualisée
  • le niveau d’expertise doit être trouvé
  • il est nécessaire de se questionner sur les exigences de sa discipline
  • il est indispensable de déterminer parfaitement son objectif ce qui n’est pas toujours facile quand on y travaille seul
  • déterminer l’activation physiologique
  • combiner les différentes façons d’imaginer le mouvement
  • une séance ne devrait pas excéder 20 minutes.

La capacité de visualisation est très fluctuante chez les athlètes. Certains débutants ont une bonne capacité à imaginer correctement la situation, là où d’autres sportifs confirmés rencontrent des difficultés.

Il est utile dans ce cas de travailler en étant accompagné par un préparateur mental de préférence. Il maîtrise parfaitement cette technique et sait repérer les problèmes afin d’aider le sportif à trouver la bonne solution, celle qui lui appartient.

Il est intéressent pour le préparateur mental de donner les consignes au sportif lors de la visualisation, cela conditionne grandement son efficacité. Ces consignes sont précises afin de guider le sportif sur le contenu ou dans une modalité spécifique.

Cela permet aussi un échange sur les facilités et les difficultés rencontrées par l’athlète et définir précisément la trame du travail. Sans oublier que le sportif se construit sa propre représentation du mouvement. L’entraineur ou préparateur mental le guide et en aucun cas, il ne doit forcer l’athlète à les intégrer. Plus la représentation mentale est riche et diversifiée, meilleur en est sa qualité.

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